Le mag éco

Le Havre Développement a lancé une étude concernant les gisements de biomasse mobilisables durablement sur le territoire havrais et leurs applications économiques. Objectif : prospecter les bio-industriels en leur apportant une information qualifiée sur les ressources disponibles.
L’étude valide ainsi parmi les pistes intéressantes la valorisation énergétique, les produits chimiques intermédiaires et les biomatériaux.

 

La flexibilité d’approvisionnement entre la ressource régionale et les imports internationaux. C’est l’un des arguments phare qui ressort de l’étude d’opportunités autour de la biomasse et des bio-industries commandée par Le Havre Développement.

Cette étude, qui a mobilisé pendant une année les acteurs locaux, confirme la pertinence pour le territoire havrais, bassin chimique et énergétique, de se positionner et de prospecter des activités industrielles de valorisation de la biomasse.

 

Près de 4 millions de tonnes de biomasse

Jusqu’à près de 4 millions de tonnes, c’est le gisement potentiel de biomasses non alimentaires disponible dans un rayon de 200 km autour du Havre : bois et déchets, paille et autres co-produits de l’agriculture, algues…

La Normandie bénéficie en effet de nombreux d’acteurs dans le bois et l’agriculture. S’ajoute de plus à ce filon la possibilité d’importer de la biomasse via le port du Havre, ce qui permet ainsi aux industriels d’optimiser leur approvisionnement.

 

La 2e phase de l’étude a consisté à relier les biomasses accessibles aux activités industrielles correspondantes, en prenant compte leur degré de maturité technologique, leur compétitivité face aux filières actuelles…

Trois grands filières ressortent donc de l’étude :

  • La valorisation énergétique (combustion, gazéification, pyrolyse, pelletisation, biocarburants…)
  • Les biotechnologies (produits chimiques intermédiaires, conversion d’algues…)
  • La valorisation en biomatériaux

 

Des entreprises de la région havraise sont déjà utilisatrices de biomasse, comme Estener (production de biodiesel avancé issu de graisses animales impropres à l'alimentation) ou Total Fluides (fluides biodégradables Biolife). Ces acteurs peuvent ainsi initier un écosystème local de bio-industriels et créer des synergies.

 

Des projets initiés grâce à l’étude

Par cette étude, Le Havre Développement est ainsi mieux armé pour prospecter des entreprises dans les bio-industries. D’autant plus que la conduite de cette étude a permis d’entrer en relation avec différents industriels, afin de connaître leurs besoins et attentes pour développer un site ou de nouvelles activités.

Plusieurs de ces contacts, marqués par l’intérêt du Havre pour le sujet, se sont transformés depuis en prospects, avec des échanges - très amont certes - autour de projets potentiels. De quoi raisonnablement espérer quelques implantations à terme.