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Offrir des prestations de réparation et maintenance pour bateaux de grande plaisance, soit de plus de 24 mètres de long, tel est l’objectif de la société Le Havre Shipyard, tout juste créée par Florence Vareilles, chef de projet chantier naval. Pour cette Marseillaise arrivée au Havre en 2016, le port normand a des atouts indéniables pour devenir un point d'arrêt crédible pour les propriétaires et capitaines de bateaux : une situation géographique idéale, des infrastructures adaptées et un réseau de prestataires compétents. Marché visé en priorité : les yachts.

 

La grande plaisance, Florence Vareilles connaît : elle y a travaillé durant quinze ans, d’abord comme stewardess/chef cuisine à bord de yachts privés, navigant en Méditerranée, aux Caraïbes, dans l’Océan Indien, en Europe du Nord… Puis, agent maritime à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), elle a assuré pour un chantier naval différents services tant techniques qu’administratifs. En 2012, elle y crée la société d'agent maritime Marine Solutions 159, puis occupe le poste de chef de projet grande plaisance sur Toulon et Saint-Mandrier-sur-Mer, assurant pour le chantier IMS la gestion des arrêts techniques des navires.

 

Développer des prestations d'entretien

Venue au Havre pour raisons familiales, Florence Vareilles fait un constat : « Le chantier d’entretien et de réparation pour yachts le plus proche se situe à… La Rochelle ». Ces services sont aussi proposés par des chantiers de construction navale en Grande-Bretagne, en Allemagne et Hollande. Or, le port du Havre offre de multiples atouts : il est ouvert 24 h /24 – 7 j / 7, sans contraintes de marée et avec un tirant d’eau important. Il est aussi déjà doté dans le quartier des Docks, de trois cales sèches, dites les formes de l’Eure, sur un site dédié de 4,5 hectares. Et l’un de ces bassins mesurant jusqu’à 180 mètres de long et 24 mètres de large peut accueillir des unités de plus de 80 mètres.

 

Le Havre Shipyard cible les yachts de 24 à 120 mètres, aussi bien moteurs que voiliers. Et si la grande majorité des yachts naviguent en Méditerranée et dans les Caraïbes, « Le Havre peut en accueillir pour des prestations d’entretien, notamment dans le cadre de la classe, d’hivernage, de refonte », rappelle Florence Vareilles.

 

Le projet a séduit : orientée par Le Havre Développement, Florence Vareilles a reçu le soutien de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire. Avec des perspectives encourageantes : après avoir lancé une étude sur l’opportunité de prospecter des activités de chantiers pour la grande plaisance sur le territoire havrais, Le Havre Développement avait organisé en juin une soirée de sensibilisation sur les marchés de la grande plaisance, en partenariat avec les chambres de commerce et d'industrie et des métiers. Une quarantaine d’acteurs économiques avaient répondu présent.

 

Photo : Forme de radoub du port du Havre © Vincent Rustuel