| Sept,
un chiffre symboliquement fort : équilibre,
harmonie, sagesse... Sept, chiffre d’or,
fondement des merveilles du monde et expression
de la justesse architecturale... C’est
donc sous des auspices hautement favorables
que se profile la septième édition
de la Transat Jacques Vabre, l’unique
course en double au programme des 50 et 60
pieds monocoques ou multicoques. |
|
| Après
l’inscription au Patrimoine mondial
de l’humanité, la Transat est
une nouvelle occasion pour la ville du Havre
de faire parler d’elle. « Le
Havre se doit d’avoir un grand événement
tourné vers la mer, rappelle Agnès
Firmin-Le Bodo, conseillère municipale
déléguée au nautisme.
L’idée est bien de faire
venir et revenir un maximum de visiteurs sur
le site ». Il y a deux ans, 150
000 visiteurs avaient répondu à
l’appel. « La « Jacques
Vabre» permet de parler et de voir Le
Havre autrement, souligne Jean Moulin,
adjoint au maire, chargé du sport :
Gérard Petipas* n’a-t-il
pas dit lui-même que nous disposions
ici du plus beau site de départ pour
une course au large ? » |
|
| Les
grands noms de la voile au Havre |
|
| Cette
année encore, des navigateurs renommés
seront au rendez-vous : Jean-Pierre Dick et
Loïck Peyron, Roland Jourdain et Ellen
MacArthur, Jean Le Cam et Kito de Pavant,
Franck Cammas et Franck Proffit, Thomas Coville
et Jacques Vincent, Michel Desjoyaux et Hugues
Destremeau, la famille Escoffier... et le
duo havrais Langevin/Lemay sur Branec IV :
« leur présence souligne
le savoir-faire havrais dans tous les domaines
de la Transat, poursuit Agnès Firmin-Le
Bodo, que ce soit dans la course elle-même
où nos marins ont une belle carte à
jouer, mais aussi dans la sécurité
en mer où les compétences de
nos clubs sont reconnues, et dans l’organisation
de cette fête nautique ». |
|
| Au
programme, la Manche du Havre à Pen
ar Bed, le « bout du monde » finistérien,
jusqu’à Ouessant, traversée
du redoutable golfe de Gascogne, habituellement
très agité en novembre (forte
houle d’ouest, coups de vent, pluies...).
Bref, trois à cinq jours de «
dur » avant d’attraper les alizés
et d’enlever les polaires. |
|
|
| Et
puis la grande glissade vers le changement
d’hémisphère, le passage
de l’autre côté de l’horizon,
la clémence des alizés, un changement
d’hémisphère, les doldrums
(zone de basse pression atmosphérique
équatoriale, zone de convergence des
vents qui met à mal les certitudes
et redistribue les cartes...). |
|
|
Et pour terminer, un long bord de près
vers le Brésil. Au bout de deux semaines
environ, les senteurs tropicales et les saveurs
brésiliennes !.. la fête et le
repos !.. Car traverser un océan à
plus de 17 nœuds pour les multicoques
et à près de 12 nœuds pour
les monocoques a de quoi laminer les marins
les plus aguerris. |
|
|
La Jacques Vabre est bien une transat corsée
qui nécessite une préparation
sans faille. Pour la quarantaine de tandems
attendus en Normandie, le message est reçu...
Sept sur sept ! |
|
|
* Gérard Petipas, grand navigateur
aux côtés d’Eric Tabarly,
est le fondateur de la société
Penduick, organisatrice de courses océaniques.
|
|
Des
« plumes » aussi !...
Cerise sur le gâteau, une rencontre
avec le corps des Écrivains de
la Marine qui fait escale au Havre les
29 et 30 octobre : seize hommes de lettres,
dont l’académicien Jean-François
Deniau, Patrick Poivre d’Arvor,
Yann Queffélec, Titouan Lamazou,
Erik Orsenna, Jean-Christophe Rufin...
participeront sur le village à
des lectures de récits d’aventures
marines et des séances de dédicaces. |
|
|
| La
transat en chiffres |
| - |
7
comme septième édition |
| - |
37
bateaux sur la ligne de départ |
| -
|
4
500 milles de course entre Le
Havre et Bahia |
|
|
|
| Sources
: Marie HÉRON |
| |
| >
www.jacques-vabre.com |
|