Des
investissements massifs à Port-Jérôme
afin de produire des carburants à faible teneur
en soufre
La
production d’énergie propre, moteur du
développement de la filière pétrochimique
en vallée de Seine
Plate-forme
de production intégrée regroupant plusieurs
activités comme le raffinage, la chimie et les
lubrifiants, le site de Port-Jérôme / Notre
Dame de Gravenchon, près du Havre, représente
l'une des principales implantations industrielles d'Esso
(groupe ExxonMobil) dans le monde avec une capacité
de distillation de 12 Mt de pétrole brut, 2 Mt
de produits chimiques, 1 Mt d'huiles de base et de 0,5
Mt de lubrifiants finis par an.
Les
derniers grands investissements du site normand ont
été guidés par la nécessité
réglementaire de réduction de la teneur
en soufre des carburants. "Selon la dernière
directive européenne (98/70/CE)*, la teneur maximale
en soufre des carburants essence et gasoil ne peut désormais
dépasser les 50ppm (parties par million), or
les essences que nous fabriquons depuis janvier 2005
ne dépassent pas les 10ppm. Nous anticipons donc
les prochaines normes prévues pour 2009 !"
précise Dominique PIEROTTI, d'ExxonMobil.
Ce
résultat, favorable à la protection de
l'environnement, est le fruit d'un ambitieux programme
d'investissement baptisé "PJ21", le
plus important en Europe depuis 2001 et le deuxième
dans le monde pour ExxonMobil puisqu'il représente
250 millions € d'investissement incluant notamment
la construction d’une nouvelle unité pour
le traitement à l'hydrogène haute pression
et la modification de l'unité de craquage catalytique.
Ce succès est aussi celui d'un partenariat entre
Esso et Air Liquide : le procédé de désulfuration
des carburants faisant appel à de grandes quantités
d’hydrogène, les deux groupes ont signé
un contrat de 15 ans portant sur la fourniture d’environ
50 000 m3/h d’hydrogène.
Ainsi,
pour assurer la fourniture d’hydrogène,
les équipes d’ingénierie d’Air
Liquide ont réalisé à Port-Jérôme
/ Notre Dame de Gravenchon la plus grande unité
française de production d’hydrogène
par reformage de gaz naturel, soit un investissement
de 60 millions €.
Lors
de l’inauguration officielle de l’unité,
Benoît POTIER, Président du directoire
d’Air Liquide, a rappelé que ce partenariat
constituait une nouvelle étape dans les relations
de confiance qui existent de longue date entre le groupe
ExxonMobil et Air Liquide, en Europe, en Amérique
du nord et en Asie : "Nous sommes très heureux
d’avoir été choisi par ExxonMobil
pour la fourniture d’hydrogène sur le site
de Port-Jérôme. En Normandie, comme dans
de nombreux bassins industriels dans le monde, Air Liquide
investit aux cotés de ses clients pour développer
les ventes de ce gaz qui permet de produire des carburants
propres."
De
son côté, Dominique BADEL, Président
d'ESSO S.A.F. et des sociétés du groupe
ExxonMobil en France a commenté : "Cet investissement
majeur, qui combine protection de l'environnement et
amélioration de la compétitivité
de nos activités, démontre la volonté
du groupe ExxonMobil de faire de la plate-forme pétrolière
et pétrochimique intégrée de Port-Jérôme
/ Notre Dame de Gravenchon l'un de ses sites d'envergure
mondiale. Nous sommes très fiers du travail remarquable
accompli par nos équipes pour le réaliser.
Elles l'ont fait en sécurité, dans les
limites budgétaires prévues et en avance
d'un mois sur le planning initial."
Comme
le souligne Michel TIFFON, du Syndicat mixte de Port-Jérôme,
grâce à de nouvelles applications et aux
futures directives européennes environnementales,
l’hydrogène recèle un important
potentiel de croissance, favorable à l'ensemble
de la filière présente dans la région
: "Ces investissements stratégiques liés
à l'hydrogénisation des cycles de production
pérennisent la filière énergie
en vallée de Seine (Le Havre - Port-Jérôme
- Rouen), lui offrant des perspectives de développement
intéressantes, tant aujourd’hui pour la
désulfuration des carburants que demain pour
le développement des piles à combustibles
fournissant de l’électricité et
ne rejetant que de l’eau".
«
La région développe ainsi les atouts pour
devenir un site de "classe mondiale" »
affirme Jean-Pierre MILLET du Havre Développement.
« En effet, sa localisation portuaire et la densité
de ses réseaux (pipelines enterrés) favorisent
des synergies entre les différents acteurs de
la supply-chain et donc l'optimisation des moyens et
des coûts ».
>
www.havre-developpement.com
>
www.smi-port-jerome.com
*La
directive 98/70/CE fixe les spécifications environnementales
applicables à l'essence et aux carburants diesel
commercialisés dans la Communauté européenne.
Elle a été adoptée en 1998 à
la suite du programme Auto-Oil I, et accompagnait d'autres
directives limitant les émissions des véhicules
routiers à l'échappement.
Depuis le 1er janvier 2000, la directive 98/70/CE fixe
la teneur maximale admissible en soufre à 150
milligrammes/kg (parties par million) pour l'essence
et à 350 milligrammes/kg pour le diesel. Ces
teneurs sont réduites à 50 ppm (parties
par millions) depuis le 1er janvier 2005 pour l'essence
et le diesel et devront atteindre moins de 10ppm en
2009.
Contact
: Jean-Pierre MILLET
[email protected]
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